Les démangeaisons chez le chat
Votre chat à tendance à se gratter, à se lécher ou à se mordiller ? Rien de plus normal lorsque ce comportement intervient dans le cadre de sa toilette. Cela devient inquiétant en revanche, lorsqu’il le fait en permanence et de manière obsessionnelle. Cela cache souvent un souci de santé qui réclame toute votre attention. Découvrez dans ce guide quelles sont les causes possibles des démangeaisons excessives de votre chat et quels sont les traitements adaptés pour le soulager.

En tant qu’espèce très méticuleuse en matière de toilette, le chat peut se gratter occasionnellement sans conséquence. En revanche, s’il se démange, se lèche, se mordille, se secoue ou encore se frotte contre les meubles de manière compulsive, c’est le signe que quelque chose le gêne. Cela doit vous alerter, car ce comportement indique souvent un problème qu’il faut rapidement prendre en charge pour le confort du félin. À l’origine de ces démangeaisons excessives, on peut trouver diverses causes. Certaines sont sans gravité et faciles à traiter, tandis que d’autres exigeront l’expertise d’un vétérinaire.
Les parasites externes
L’une des premières causes à suspecter lorsqu’un petit félin se gratte abondamment est la présence de parasites externes sur sa peau ou dans ses oreilles.
La pulicose (ou infestation de puces) est notamment un phénomène très fréquent chez les chats, surtout ceux qui sortent. Ne croyez pas pour autant que les félins d’intérieur en sont exemptés ! Leurs maîtres peuvent en effet facilement ramener des puces de l’extérieur. Il est également possible pour le chat d’en attraper chez le vétérinaire, un lieu où de nombreuses autres boules de poils passent régulièrement. C’est lorsque ces parasites hématophages mordent l’animal pour se nourrir de son sang qu’ils provoquent chez lui de désagréables démangeaisons.
Bien que très courantes chez les félins, les puces ne sont pas les seuls parasites à mettre en cause. Présents dans les herbes hautes l'été, les aoûtats peuvent aussi amener votre chat à se gratter frénétiquement en particulier entre les doigts, sur les aisselles, à l'intérieur des cuisses et sur les oreilles.
Si votre minou se gratte beaucoup les oreilles et a tendance à pencher la tête, il est probable que des acariens se sont installés dans son conduit auditif. Appelée « gale des oreilles », cette infestation se manifeste par un dépôt brunâtre malodorant facilement identifiable.
Enfin, les tiques et les poux peuvent également être à l’origine des démangeaisons fréquentes d’un chat et entraînent chez lui des affections telles que la gale sarcoptique ou la cheyletiellose.
Puces, acariens, tiques... Dans tous les cas, un traitement antiparasitaire s’impose ! Demandez conseil à votre vétérinaire pour obtenir le produit le plus adapté à votre boule de poils (spray, pipette, colliers…). Pensez aussi à traiter votre logement si vous souhaitez vous débarrasser pour de bon de ces indésirables.
Les allergies
Une autre piste à suivre si votre chat se gratte trop fréquemment est celle des allergies. Les démangeaisons sont dans ce cas liées à la réaction du système immunitaire du félin qui se défend contre un allergène.
La plus grande cause allergique chez le chat est la dermatite allergique aux piqûres de puces (DDAP). Certains petits félins sont en effet allergiques à la salive de ces parasites. Comme dans le cas de figure précédent, un traitement antiparasitaire est indispensable.
D'autres allergies peuvent être à l’origine de démangeaisons comme les allergies environnementales (acariens, pollens, produits ménagers, plastique…) et les allergies alimentaires. Dans le premier cas, il faut essayer de tenir votre chat éloigné de l’allergène en cause. Dans le second cas (qui reste assez rare), votre vétérinaire peut prescrire à votre boule de poils un changement de régime alimentaire.
Pour certaines allergies, il est également possible de pratiquer une désensibilisation ou de prescrire un traitement anti-inflammatoire de type corticoïde ou antihistaminique.
Les infections
Dans certains cas (plaie, faiblesse du système immunitaire, dérèglement de la production de sébum…), des champignons et des bactéries peuvent se développer de manière anormale sur la peau d'un chat et provoquer des infections comme la teigne, des mycoses ou une pyodermite. Il faut également savoir que nos petits félins peuvent aussi souffrir d’acné ! Dans ce cas, les comédons s'accumulent en général au niveau du menton.
Quels traitements sont recommandés dans ce cas ? Après avoir diagnostiqué avec précision l’infection en cause, votre vétérinaire pourra en venir à bout grâce à un traitement à base d’antibiotiques ou d’antifongiques.
Le stress et l'anxiété
Le chat est un animal routinier et sensible qui n’apprécie guère qu’on change ses habitudes. Déménagement, arrivée d’un enfant ou d’un nouvel animal… Les évènements pouvant troubler sa quiétude sont nombreux ! Certains félins manifestent alors leur stress par des grattages excessifs, aboutissant parfois à des mutilations. Ces symptômes reflétant un véritable mal-être sont généralement accompagnés d'autres comportements indésirables tels que des troubles alimentaires (boulimie), de la malpropreté ou des miaulements excessifs. Certains chats peuvent également devenir agressifs. Si la cause des démangeaisons extrêmes de votre chat est l’anxiété, n'hésitez pas à contacter votre vétérinaire ou un comportementaliste félin pour trouver une solution.
Prévenir et soulager les démangeaisons de son chat
Pour prévenir ces désagréments ou les traiter le plus rapidement possible, vous pouvez mettre en place certaines mesures. Pour commencer, essayez d’inspecter régulièrement la peau et le pelage de votre chat à la recherche de toute anomalie (rougeur, perte de poil, parasites, déjections de puces…). Participez également à l’entretien de son pelage en le brossant fréquemment, afin d’éliminer les poils morts et les impuretés. Pensez aussi à traiter votre chat en permanence contre les parasites.
Si les démangeaisons sont inévitables, vous pouvez tenter de soulager et d’apaiser la peau irritée de votre petit félin à l’aide de divers produits naturels. En complément des prescriptions vétérinaires, vous pouvez ainsi faire appel à l'homéopathie, la phytothérapie, à certaines huiles essentielles (exclusivement sur recommandation du vétérinaire), à un gel à l’aloé vera ou à l’argent colloïdal. Rien ne remplace toutefois un avis vétérinaire, c’est pourquoi il vaut mieux prendre rendez-vous au moindre signe d’alerte.

Par Ludivine Beaurin
Rédactrice Web
Spécialiste du comportement animal et des solutions d’assurance pour animaux de compagnie, Ludivine décrypte pour vous les clés d’une relation harmonieuse entre l’homme et son fidèle compagnon. À travers ses articles, elle explore des thématiques essentielles comme l’éducation, l’hygiène, les soins de premiers secours et le coût des soins vétérinaires. Son objectif ? Aider chaque propriétaire à anticiper les besoins de son animal et à faire les meilleurs choix pour sa santé et son bien-être, tout en maîtrisant son budget.